Merci !

Le 30 avril est derrière nous et en voici le bilan :

  • Environ 30 adultes, parmi lesquelles une demi douzaine de professionnels et une dizaine d’enfants
  • Une technique impeccable (ouf !)
  • une journaliste suédoise venue à notre rencontre
  • un film qui a fait réagir et qui a contribué à alimenter le débat qui a suivi.

Parmi les questions soulevées, celle de la punition (il faut bien les punir ?!) ou encore celle de la normalité des châtiments corporels en France…

En espérant avoir soulever des questions et pourquoi pas éveiller à un autre mode d’éducation…

Le film de Marion Cuerq est en accès libre sur le site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire OVEO) :http://www.oveo.org/
Merci à chacun de s’être impliqué lors de cette 10ème journée de la non violence éducative.
Merci à Marion Cuerq, pour son film et pour sa disponibilité lors de nos échanges sur facebook.

Et voici l’article qui est paru dans le journal en Suède :

Et avec la traduction de Marion Cuerq… c’est encore mieux 😉

Gros titre  » LES ENFANTS SONT DES MONSTRES QU’IL FAUT DRESSER » Mais ici les parents français apprennent l’éducation  »en suédois ». Bompas France. Après avoir été montrée du doigt comme le pays du  »curling », la Suède a aujourd’hui bonne réputation en matière d’éducation. Dans le sud de la France on peut même trouver des cours  »d’éducation a la suédoise » pour les parents français.  »La Suède est depuis bien longtemps un modèle pour nous qui souhaitons changer la vision française de l’enfance », dit Marion Cuerq. Une trentaine de papas, de mamans et d’enfants se réunissent dans une petite salle de la ville. Ils sont ici pour en savoir plus sur le mode d’éducation a la suédoise, c’est a dire, éducation sans coups. Les punitions physiques et autres sanctions sont le quotidien pour la plupart des enfants français. Cela selon une enquête l’année dernière qui montrait que ce n’est pas quelque chose qui fait les adultes se sentir très a l’aise mais tous le voient comme une douleur nécessaire. Les châtiments corporels ne sont pas illégaux mais l’année dernière, un père était condamné a 500 euros d’amende pour avoir déculotté son fils de 9 ans avant de lui mettre une fessée. C’est suite a cela que le débat a refait surface et de plus en plus de journalistes se demandent s’il ne faudrait pas suivre l’exemple de la Suède après tout…? L’année dernière sont sortis 2 livres qui sont utilise comme des outils en faveur des châtiments corporels en France. Le livre de David Eberharts,  »comment les enfants ont pris le pouvoir », a donne a l’éducation suedoise mauvaise réputation en France. Les gens croient que les enfants suédois sont de petits morveux qui décident de tout. Ils en oublient le fait que David Eberharts, certes préconise l’autorité dans son livre, mais qu’il n’est jamais question de châtiments corporels. Dans le même genre, le livre de Pamela Druckermans  »les enfants français ne jettent pas la nourriture », est devenu un best-seller, même traduit en suédois. Le livre acclame la vision autoritaire française de l’éducation des enfants et est utilise comme un argument pour que les choses ne changent pas. Début 2014, est sorti le film de Marion Cuerq  »Si j’aurais su… je serais ne en Suède ! », le film n’est visible que sur internet mais a eu un certain impact en France, ou il est utilise par des organisations qui veulent interdire les châtiments corporels. Le film met a l’honneur la Suède, premier pays a avoir interdit tous châtiments corporels en 1979, comme un pays ou il fait bon grandir et ou les enfants sont respectes et deviennent des adultes respectueux. L’éducation française est dépeinte comme irrespectueuse et violente. Le séminaire a Bompas commence avec la vision du film et continue par une discussion. Aucun parent présent ne préconise les châtiments corporels mais certains disent que le modèle suédois n’est pas applicable ici.  »En Suède vous avez un congé parental qui n’en finit plus, vous pouvez rester a la maison avec vos enfants malades, Ici en France, on n’a pas le temps de se donner du temps », dit Catherine Barqui. Elle a 2 enfants, de 7 et 11 ans et travaillent comme animatrice.  »Oui je tape mes enfants des fois, comme maman solo, c’est pas toujours facile. » Le film lui a pourtant donne à réfléchir et elle dit qu’elle va désormais essayer de plus dialoguer avec ses enfants.  »Je vais mettre un papier sur le frigo ou j’écrirai  »la violence ne résout rien ». » Dorothée La Heurte est institutrice mais actuellement en congé maternité avec Lou, 3 mois. Cet automne elle va ouvrir une école maternelle Montessori inspirée de la vision de l’enfance suedoise. Avant elle travaillait dans une école communale.  »On n’a pas le droit de taper les enfants mais les punitions humiliantes telles que le coin par exemple sont monnaie courante. » Mais la aussi, on commence a se poser des questions pour un changement. Le séminaire du jour est soutenu par le relais assistante maternelle de la ville.  »La Suède est depuis bien longtemps un prédécesseur pour ceux qui veulent changer les choses en France », rajoute Sandrine Rivière, qui conduit la discussion du jour. Aftonbladet (titre du journal), a trouve Marion Cuerq, ici a Stockholm. Marion Cuerq dit que la France a tout a apprendre de la Suède.  »En France on voit les enfants comme de petits montres qu’il faut dresser », dit-elle. Elle affirme que la maltraitance des enfants y est un  »problème terrible », pas pris au sérieux.  »Dans un pays ou 2 enfants sont tues chaque jour sous les coups de leurs parents, il est clair qu’il y a quelque chose qui ne va pas du tout. » (2eme partie, en haut de la page). La Suède est un modèle. Laetitia Lamy et Sandrine Rivière qui tient le séminaire, donne régulièrement des cours aux parents et continuera en utilisant le film de Marion Cuerq.  »La Suède est un exemple » dit-elle. Des parents et quelques enfants se sont réunis dans la mjc de Bompas pour parler éducation et surtout châtiments corporels avec pour point de départ le film  »Si j’aurais su… je serais ne en Suède ! » Ouvre une école maternelle  »a la suedoise ». Dorothée Laheurte, ici avec Lou, 3 mois, en écharpe, va cet automne ouvrir une école inspirée de la pédagogie suedoise. Avant cela elle a travaille en école communale.  »Les punitions humiliantes sont monnaie courante » dit-elle. -Liberté de frapper des enfants de moins de 3 ans en France. -Dans 34 pays il est interdit de frapper les enfants, par exemple en Suède, Allemagne, Espagne… -En Suède, on a enlève ce droit de violenter les enfants en 1966. La loi précise est arrivée en 1979. -En France le droit de correction existe. -Plus de 70 pays interdisent les châtiments corporels à l’école. -87% des parents français ont déjà levé la main sur leurs enfants. -48 pays disent travailler sur le sujet, pour interdire les châtiments corporels sous peu, pas la France. -92% des parents suédois refusent toute violence dans l’éducation de leurs enfants. -30% a déjà pousse ou attrape un peu brutalement leurs enfants. -L’OVEO veut une interdiction des châtiments corporels en France. Article d’Emma Sofia Dedorson.