Avant j’avais des principes… maintenant, j’ai des enfants !

Principe : nom masculin qui signifie : règle de conduite (Dictionnaire Hachette Ed 2014)

Bien que je me base sur cette définition, il est intéressant de constater que d’après ce même dictionnaire un autre sens peut lui être attribué : loi générale, non démontrée, mais vérifiée expérimentalement, sur laquelle on établit un système. CQFD

Avant, je ne comprenais pas bien cet adage… mais ça c’était avant 😉 avant de devenir maman.
Élevée, avec ma sœur aînée et mon petit frère, par une maman seule,des principes, il y en avait quelques uns à la maison parmi lesquels :

  • respecter les adultes, ce qui signifiait ne pas les interrompre, ne pas leur « répondre » c’est-à-dire ne pas affirmer avec aplomb le contraire de ce qu’ils venaient de dire…, obéir bien sûr à leurs demandes autant qu’à leurs ordres…
  • ne pas faire de caprices,
  • ne pas être grossier…

Pour ces principes, mon meilleur exemple était ma mère. Elle était totalement cohérente avec ce qu’elle nous demandait… et ce n’était pas le cas de tous les adultes qui nous entouraient.

Respectées au sein de notre famille, ces règles ont contribuées à faire de moi une enfant puis une adolescente obéissante. Elles ont en partie brider mon besoin de vivre des expériences par moi-même et de m’opposer à la sacro-sainte autorité parentale.

En effet, plutôt docile, il ne me serait pas venu à l’esprit de les transgresser ouvertement d’autant plus que je vouais une adoration quasi religieuse à ma mère. Petit à petit, je me suis émancipée de ces pricncipes qui ont régi ma vie d’enfant et l’éducation que j’ai reçue. Avec le temps, j’ai compris que les rejeter ne signifiait pas dénigrer ma mère ni entacher les liens d’amour qui nous lient.

D’autres principes importaient aussi… ceux-là m’ont portée et guidée plus qu’ils ne m’ont bridée. L’amour et l’unité fraternelle par exemple. Régulièrement, ma mère nous rappelait l’importance de notre fratrie et le soutien que l’on représentait les uns pour les autres.

Tous ces principes, j’envisageais d’en faire des règles au sein de ma propre famille… jusqu’à la naissance de mon fils. Partager son quotidien et le voir grandir m’a amené sur un autre chemin… celui de la bienveillance. Autant vous dire que ça a chamboulé ma manière de voir les choses et de gérer tout ce qui composait mon quotidien et celui de ma maisonnée.
Pas à pas j’ai appris à faire autrement que ce qui m’avait été enseigné jusque là. Des mamans averties ont su éclairer ma route sans jamais me donner de conseils (que je sollicitais pourtant). Elles ont choisi de partager leurs idées, leurs lectures, leurs expériences.

Aujourd’hui, cet adage me fait sourire tant il s’est avéré vrai pour moi. Je me souviens avoir affirmer, avec force et conviction, ce que je souhaitais transmettre, ce que je pensais « accepter » de mon enfant et les limites avec lesquelles il grandirait…
Et mon petit bonhomme, par sa seule présence, a bougé les lignes… a repoussé les limites, mes limites. Heureusement, certains auteurs* ont éclairci et complété mes connaissances sur l’enfant, connaissances alors bien vagues et préconçues je dois l’avouer.

A la lumière de toutes ces informations, en observant d’autres mamans, j’ai fini par définir les « principes » pour ma famille… les non négociables et les « souhaitables ». L’important pour moi est de ne pas noyer mon fils dans 1 règlement intérieur version pensionnat militaire.
Moins il y a de règles strictes et plus les enfants les respectent et coopèrent pour le reste des demandes qu’on peut leur formuler… enfin, je crois 😉

* Isabelle Filliozat (J’ai tout essayé, Au cœur des émotions de l’enfant), Catherine Dumonteil-Kremer bien sûr (Élever son enfant autrement, Poser des limites à son enfant et le respecter, Pour une nouvelle autorité sans fessée ni punition), …